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Méditation et Neurosciences

Plusieurs formes de méditation existent.

La plus facilement accessible est  celle qui consiste à focaliser son attention sur les émotions ressenties à l’instant présent pour augmenter sa concentration et évacuer un léger stress.

Active. Elle implique le corps en conjuguant une activité physique et de la spiritualité. On peut par exemple marcher en se concentrant sur ses mouvements et ainsi dompter ses pensées.

Transcendantale. Associée à un son ou une syllabe qui se répète (un mantra), elle permet une relaxation profonde en faisant le vide en soi pour atteindre un état de plénitude.

Vipassana. Littéralement, c’est « voir les choses telles qu’elles sont réellement « . Fondée sur la respiration, cette technique ancestrale indienne concentre ses effets sur l’attention.

 

 

De plus en plus utilisée, même au sein de la médecine occidentale, cette pratique « ancestrale » inspirée de la pratique des moines bouddhistes est pratiquée sous différentes techniques qui démontrent de plus en plus d’intérêt en thérapie et agissent sur le fonctionnement et même la structure du cerveau selon de nouvelles études.

Que ce soit en pratique quotidienne, « chez soi » pour se centrer ou laisser aller le stress ou lors d’un séminaire de développement spirituel ou encore à l’hôpital, la méditation donne des résultats très intéressant sur la gestion des émotions et même sur la guérison d’expériences traumatiques.

EN PRATIQUE

On retrouve maintenant beaucoup de ressources sur Internet qui permettent de s’initier à la méditation. La plupart se présentent sous forme de méditations guidées accompagnées de musique ou de sons. Ces derniers visent à amener un calme intérieur ou à accéder plus facilement à des états de détente, de vigilance ou de créativité, par exemple.

Il peut être difficile d’amorcer seul une pratique méditative. La présence d’autres personnes qui méditent, du moins au début, peut jouer un important rôle de motivation et de soutien. Dans la tradition bouddhiste, un groupe de pratique s’appelle sangha. Plusieurs groupes de méditation sont rassemblés autour d’une pratique spirituelle, mais pas nécessairement religieuse.

POUR ALLER PLUS LOIN DU COTE DES NEUROSCIENCES

« Jusqu’à présent, le bénéfice de la méditation sur le vieillissement avait seulement été suggéré par certains travaux de la Nobel de médecine Elizabeth Blackburn. Une large étude américaine, conduite par l’université californienne de Davis sur 100 individus âgés de 24 à 77 ans, vient de fournir un nouvel argument à cette thèse. Révélée par l’imagerie par résonance magnétique (IRM), l’anatomie comparée du cerveau de la moitié d’entre eux pratiquant régulièrement cette discipline a clairement montré une moindre altération de la matière grise que dans l’autre groupe, étranger à la pratique. Selon les auteurs de l’étude, l’intensité de la méditation stimulerait les dendrites (le prolongement filamenteux des neurones servant à conduire l’influx nerveux) et les synapses (la connexion des neurones entre eux). Cette puissante sollicitation cérébrale agirait également sur le stress, délétère pour les cellules. L’équipe a montré que trois mois intensifs de méditation affectaient significativement l’activité des télomérases, enzymes essentielles à la protection contre le vieillissement cellulaire.

En dépit des apparences, yeux clos et position placide, la méditation n’a rien d’une détente. « C’est même tout le contraire qui se produit dans le cerveau « , explique le docteur Jean-Gérard Bloch, qui a inauguré il y a trois ans un diplôme « médecine, méditation et neurosciences » à la faculté de médecine de Strasbourg. Il s’agit pour le sujet de se concentrer sur sa « météo intérieure  » : les émotions, sensations et pensées qui circulent librement dans son esprit. L’exercice consiste à focaliser son attention sur un objet – sa respiration, une partie de son corps… – sans se laisser distraire par ses pensées ou des stimuli extérieurs. Comme c’est impossible, même pour les pratiquants les mieux entraînés, l’esprit est plus éveillé que jamais pour dompter ce vagabondage cérébral et ramener l’attention sur l’objet de la concentration. »

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En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/04/09/2015/lesechos.fr/021305306394_la-meditation-validee-par-les-neurosciences.htm#p8cWvfmrydzWrFYf.99LER 

 

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