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Phytothérapie : Se soigner avec les plantes

 

 

A travers les siècles, les hommes ont su développer la connaissance et la maîtrise des extraordinaires vertus que recèlent les plantes. Pendant des milliers d’années, la seule médication disponible pour les hommes était la Phytothérapie. Son histoire est liée à celle de l’humanité, car dans toutes les cultures sur tous les continents, on a toujours utilisé les plantes pour soigner les hommes. Et cela risque de durer encore longtemps !

 

Dixit Wikipédia, La phytothérapie désigne la médecine fondée sur les extraits de plantes et les principes actifs naturels. Ce mot vient du grec « phytos » qui signifie plante et « therapeuo » qui signifie soigner.

 

Plus de 800 000 espèces végétales poussent sur la surface du globe dont 250 000 sont connues.

Parmi ces dernières, l’OMS a répertorié plus de 22 000 plantes médicinales utilisées par les médecines traditionnelles, mais seulement quelques centaines sont utilisées couramment aujourd’hui. Environ 1200 plantes sont inscrites à la pharmacopée française. Elles ont toutes une activité pharmacologique reconnue et constituent un réservoir de matières premières, à la source de presque la moitié des spécialités pharmaceutiques classiques.

 

De la  pratique traditionnelle à visée explicitement thérapeutique à une pratique de prophylaxie sans but actuellement perçu comme thérapeutique, existant déjà dans l’Antiquité, aujourd’hui, » De nombreuses études cliniques ont fourni la preuve incontestable de l’efficacité des plantes et analysé avec précision les principes actifs majeurs. Par exemple, dans le domaine des cardiotoniques, la Digitaline demeure irremplaçable. Elle est extraite de la Digitale Pourpre ou de la Digitale Laineuse. Ses propriétés ont été découvertes par un médecin et botaniste anglais. L’écorce de Saule qui contient la salicyline est l’ancêtre de notre aspirine (acide acétyl salicylique). Les alcaloïdes de la Petite Pervenche entrent dans la composition de plusieurs médicaments anticancéreux, et on pourrait ainsi multiplier les exemples » 

 

La phytothérapie et la médecine moderne sont en réalité proches, sauf dans les cas de préparations à base chimique synthétique ou de génie génétique, mais la majorité des médicaments actuels sont des copies concentrées de remèdes végétaux d’origine.

 

Grâce aux phyto-chimistes les informations sur les espèces les plus intéressantes sont connues. La date idéale de cueillette, les conditions de végétation les plus favorables : sol (calcaire ou siliceux), exposition (ombre ou soleil), climat (sec ou humide).

Nous savons également quel partie :  racine, tige, feuille, fleur ou fruit est la plus active. En phytothérapie, les plantes sélectionnées sont rigoureusement contrôlées. Elles subissent une analyse systématique de bactériologie, pesticides et radioactivité, assurant le respect de la santé de chacun.
La plante porte en elle toute la complexité du vivant. Elle est le siège d’interactions permanentes entre une multitude de principes actifs qui agissent en synergie, ce qui explique leur efficacité et leur absence d’effets secondaires.

 

L’utilisation des plantes médicinales est encore aujourd’hui la forme de médecine la plus répandue à travers le monde. Cependant, vers la fin du XIXe siècle, elle a connu un rapide déclin en Occident avec l’avènement de la médecine scientifique et l’apparition des médicaments modernes (aspirine, antibiotiques, cortisone, etc…)

 

 

 

Quelques Dates dans l’Histoire de la Phytothérapie:

 

  • 3000 avant JC : des tablettes d’argiles gravées à cette époque recensent 250 espèces de plantes.
  • 1500 avant JC : des papyrus égyptiens citent des centaines de plantes. La civilisation pharaonique disposait d’une médecine avancée, basée sur les plantes médicinales.
  • 400 avant JC : Hippocrate, « fondateur de la médecine », écrit un traité sur 250 plantes médicinales.
  • XVI ° siècle : Paracelse, médecin alchimiste suisse, pose la notion de principe actif.
  • 1980 : la phytothérapie est officiellement reconnue par le Ministère de la Santé comme une médecine à part entière.
  • 1986 : le Ministère de la Santé  propose une réglementation de mise sur le marché pour les préparations à base de plante.

 

 

Toutefois, depuis les années 1970, entre autres à cause des effets indésirables des médicaments de synthèse, les gens se tournent de nouveau vers les plantes médicinales. Leur popularité grandissante a amené les scientifiques à entreprendre de nouvelles recherches.

L’OMS (organisation mondiale de la santé) et la Communauté européenne ont créé des organismes visant à recenser les usages traditionnels des plantes médicinales, à les valider sur le plan scientifique et à mieux comprendre leurs mécanismes sous-jacents.

 

Les Galéniques en Phytothérapie

 

 

 » Plus que dans d’autres domaines, la galénique est primordiale en Phytothérapie. Par galénique il faut comprendre la forme d’administration (solution buvable, gélules, comprimé, poudre, etc.) et par conséquent le mode de fabrication et d’absorption de la plante choisie. Il existe en phytothérapie un certain nombre de galéniques qui ne sont pas toutes équivalentes en terme de biodisponibilité, c’est-à-dire en terme de quantité et de capacité d’absorption des principes actifs. Avant de choisir un complément alimentaire en phytothérapie, il est important de savoir ce que vous achetez et ce que vous pouvez en attendre.

Les Infusions ou Tisanes

Il s’agit de la forme la plus populaire et la plus utilisée en phytothérapie. Des plantes communément utilisées peuvent se consommer sous forme de tisane (thym, romarin, camomille, etc.) L’infusion consiste à laisser infuser la plante séchée (en vrac ou en sachet) dans de l’eau frémissante pendant une dizaine de minutes. Les substances extraites par ce procédé sont des molécules hydrosolubles, c’est-à-dire solubles dans l’eau. Les parties qui sont utilisées en infusion sont le plus souvent les feuilles ou les fleursde la plante choisie.

Les Décoctions

Sur la même base que l’infusion, pour la décoction on porte à ébullition le mélange eau froide/plante séchée puis on le laisse bouillonner pendant une dizaine de minutes. Les parties qui sont utilisées en décoction sont le plus souvent les écorces ou les racines de la plante choisie. En effet le procédé de décoction permet d’extraire des principes actifs qui sont moins facilement disponibles que dans des feuilles ou dans des fleurs.

La Teinture Mère

La teinture mère se prépare en laissant macérer pendant environ 1 mois des plantes fraîches dans de l’alcool (de 40 à 60°). Au cours de cette macération, seuls les principes actifs alcoolo-solubles de la plante choisie se dissolvent dans l’alcool. Ils sont donc disponibles lors de l’ingestion de cette teinture mère. La teinture mère se consomme en très faibles quantités (quelques gouttes par jour) diluée dans de l’eau.

Les Extraits

Les extraits sont obtenus après avoir laisser macérer la plante choisie dans une solution aqueuse ou alcoolique. Le mélange est ensuite filtré puis évaporé afin de ne conserver que la substance sèche. Les extraits présentent pour avantage la garantie d’une certaine concentration en principe actif.

Les Gélules ou Comprimés

Les gélules sont remplies avec de la poudre de la plante choisie. Cette poudre est élaborée avec la plante entière ou certaines parties de la plante séchée. A cette poudre de plante des excipients peuvent éventuellement être ajoutés afin d’atteindre un certain poids par gélule tout en respectant les quantités prévues de principe actif par gélule.
Les comprimés sont également fabriqués avec de la poudre de plante ou de l’extrait sec et des excipients. Seul le mode de fabrication change. En effet, pour faire un comprimé, les ingrédients sont traités dans des presses. Les comprimés sont souvent consolidés par des agents d’enrobage, de nature et qualité diverses, qui permettent au comprimé de ne pas se désagréger. De la même façon que pour les gélules, la fabrication de comprimés obéit à un cahier des charges précis qui permet de connaître précisément les dosages en principe actif.

Les Sirops

Il s’agit d’un mode de conservation assez archaïque puisqu’il consister à faire une décoction ou une infusion de la plante choisie et d’y adjoindre du sucre afin de favoriser sa conservation. La partie des plante utilisées sera donc fonction de la préparation de base : feuilles ou fleurs pour un issus d’une infusion et écorces ou racine pour un sirop issu d’une décoction. Les sirops posent le problème de la qualité du sucre utilisé (sirop de glucose, sucre de canne, etc.) et de la quantité du sucre ingéré (1 kg de sucre pour un 1 kg de plantes).

Les Huiles Essentielles

L’huile essentielle est une substance contenue au sein même des cellules du végétal. Elle est restituée par distillation des parties actives du végétal qui contiennent cette essence aromatique (écorce, racines, graines etc.). L’huile essentielle a besoin d’un support de conservation. On fait le plus souvent appel à de l’huile végétale neutre. D’autres techniques d’extraction existent mais elles aboutissent toutes à la conservation de l’essence aromatique dans une huile. Les huiles essentielles s’utilisent par voie interne (orale) et/ou externe. Ce sont de concentrés d’actifs très puissants qu’il convient de manier avec prudence. En effet certaines huiles essentielles sont impropres à la consommation orale alors qu’elles sont efficaces en usage externe. D’autres ne peuvent être utilisées pures. Il est donc important de consulter un praticien de santé qualifié ou de se référer à un guide d’utilisation reconnu afin d’optimiser l’usage des huiles essentielles. On peut utiliser les huiles essentielles en diffusion, en massage et friction, en bain, en cuisine etc. »  Source laboratoire Synergia.

 

 

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