Hypnose & SoinsMédecine Occidentale

Effet Placebo Effet Nocebo… QUESACO ?

Le placebo (placebo en latin = je plairai) [1] [2] peut se définir comme une « substance dépourvue d’effet thérapeutique ou un traitement sans valeur thérapeutique spécifique »

L’Effet Placebo, quand à lui est bien connu, étudié et documenté.

A l’honneur, Emile Coué,  pharmacien et psychologue ,plus connu pour sa méthode fondée sur l’auto-suggestion et la pensée positive.

Précurseur de la psychologie comportemental et expérimentateur de l’effet placebo,  il côtoie les grands de l’hypnose à Nancy, Ambroise-Auguste Liébeaultet Hippolyte Bernheim, et Charcot à Paris.

La méthode Coué , renonce  apparemment à l’usage de l’hypnose autoritaire et directive. Coué élabore une méthode qui fait appel à la suggestion consciente et méthodiquement conduite d’idées positives. Coué condense sa méthode en une phrase-clef, « Tous les jours, à tout point de vue, je vais de mieux en mieux », à répéter 20 fois le matin et 20 fois le soir, en vue de conditionner l’imagination de manière favorable. En répétant cette formule de manière machinale, sans intervention de la volonté, il croit possible de faire pénétrer mécaniquement dans l’inconscient, l’idée d’amélioration, de progrès. Et lorsque cette idée fait son chemin dans les profondeurs de l’inconscient, elle deviendrait agissante. 

Alors, et le placebo?

« En médecine, toutes les grandes études d’efficacité comparent un traitement donné A à un autre traitement B sensé n’avoir aucun impact thérapeutique. Par exemple, de la mie de pain, des gélules colorées sans principe thérapeutique sont considérés comme des placebos.

Quand ni le médecin ni le patient ne savent quel traitement est pris pendant un essai clinique (« clinical trial »), on parle alors d’une étude en double aveugle.

Quand l’attribution du traitement se fait par une méthode statistique basée sur le « hasard », on parle d’essai clinique randomisé (random en anglais = hasard).

Le groupe de patients qui ne prend pas de substance active mais un placebo est souvent appelée dans les études cliniques le groupe témoin. »

Et, ces études révèlent que le placebo, d’un point de vue statistique,  est efficace au moins à  30% dans la majorité des études, souvent équivalent au médicament lui-même…

Exemples

L’effet placebo est ubiquitaire, il se rencontre en médecine et même en chirurgie.

En 1997, une étude sur un traitement pour l’hypertrophie bénigne de la prostate fut mise en route. Deux traitements étaient comparés : une substance active (traitement A) et une substance inactive (traitement B).

Le groupe témoin (= prenant le placebo) ont montré un soulagement de leurs symptômes et une amélioration de leurs fonctions urinaires.

Dans d’autres études (LUPARELLO (1968) [7], F. BENEDETTI (1998)) [8], on a même observé un effet bronchodilatateur chez des patients asthmatiques ou une dépression respiratoire en fonction de la description de l’effet pharmacologique donnée par les médecins  : un effet bronchodilateur si les médecins parlaient d’un effet bronchodilatateur, une dépression respiratoire si les médecins évoquaient un effet de dépression respiratoire.

Les patients avaient les résultats de l’attente des médecins…

Donc, comme nous le voyons, l’Effet placebo est un véritable allié lorsque notre esprit y croit vraiment….

 

 

 

 

 

 

L’effet nocebo, le côté obscur de l’effet placebo

Si le sujet vous intéresse, prenez juste ce qui vous semble utile et bon et n’hésitez pas à faire vos propres recherches! 😉

 

 

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